Lyon, la Porte du Sud

La Voie du Sud, Part. 1

Bruxelles, samedi à 15h. Le soleil chauffe le quartier de la gare du midi. Des habitants déambulent dans des rues bruyantes de circulation. Certains travaillent dans des pièces à air conditionné, au sein d’immeubles dont les ombres servent de refuge au flâneur. Plus au Nord, la tour du midi flamboie. Sa face ouest est inondée de rayons, qu’elle renvoie par ricochets sur le quartier de Saint-Gilles.

Dans la gare à moitié vide, l’heure est au calme. Sur le quai de la voie cinq, cependant, c’est le remue-ménage. Un long TGV est à l’arrêt : Bruxelles-Midi – Lyon-Perrache, en passant par Lille-Europe. À 18 h, le train démarre. Quitter la capitale et le pays est une formalité pour cet appareil atteignant en quelques minutes les 250 km/h. Passé la frontière, il s’en va à toute vitesse transpercer l’Hexagone. Ainsi voit on défiler le Nord-Pas-de-Calais, l’île de France, la Bourgogne, …

En la traversant, la France semble parfois être un archipel de villages et de forêts dans un océan de champs et prairies. La dorée des heures du soir a déjà embelli le décor. Perchés sur la ligne d’horizon, des nuages aux formes fantastiques se construisent et se déconstruisent. La voie du Sud semble toute tracée.

Arrivée à Lyon en pleine nuit. Un parfum d’été se hume dans l’atmosphère. La ville bouillonnante a largement entamé son samedi soir. Les bâtiments sont illuminés, les passants sont bruyants et le Rhône, ignorant cette agitation, poursuit sa course inébranlable vers le Sud. Ayant répondu à son appel, nous voici à ses portes.

Géographie du lieu

Lyon occupe une situation de carrefour en Europe occidentale, entre la mer du Nord, la Méditerranée et l’océan Atlantique. Bordant la plaine lyonnaise, appelée pays du Vélin, la ville est claquemurée entre les contreforts de massifs : le Centrale à l’ouest et les Alpes à l’Est. À Lyon, le relief s’invite par le biais de trois collines : celle de Fourvière, la « colline qui prie », où se dresse la basilique Notre Dame de la Fourvière ; la colline de la Croix-Rousse, dite « colline qui travaille » autrefois la résidence des ouvriers tisserands, les canuts ; et la colline de la Duchère, aux franges de la ville, où une urbanisation rapide à la seconde moitié du XXe siècle provoqua l’émergence de grands immeubles HLM, où vit aujourd’hui une population précarisée.

Sur ces collines, s’étalent les 9 arrondissements de Lyon. Ils subdivisent un tissu urbain discontinu, dont l’Ouest est entrecoupé d’espaces verts, et l’Est recouvert d’un bâti ancien, dense et étroit. L’hydrographie se caractérise par la présence d’un fleuve et d’une rivière, le Rhône et la Saône, dont les eaux fusionnent en un fleuve souverain sur les berges du quartier de la Confluence – ce qui lui vaut son nom. Le centre-ville prend dès lors l’aspect d’une petite péninsule, dont l’arrière-pays serait les Dombes.

Chef-lieu de l’ancienne région Rhône-Alpes et de l’actuelle fusion Auvergne-Rhône-Alpes, elle est la troisième commune de France avec ses quelques cinq-cents milles habitants. Ce chiffre se gonfle à plus d’un million si l’on considère l’agglomération du Grand Lyon. Véritable ville-mère, elle est le centre attractif du sud-est. Le quartier du Part-Dieu, dans le 3e arrondissement, est le second centre financier de France (après la Défense à Paris).

Les gratte-ciels du Part-Dieu

La Porte du Sud

En France, il existe une frontière entre un Nord et un Sud. Celle-ci n’est pas seulement virtuelle, puisqu’elle est marquée géographiquement au seuil du Poitou, marquant la jonction entre les bassins sédimentaires de l’Hexagone. Ainsi, son tier méridional fut amené à devenir, par renforts politiques et culturels, le Midi de la France. Lyon, posé à sa frontière, fait ainsi office de porte. Au-delà d’être purement théorique, ce seuil peut se ressentir dans l’atmosphère. La ville dispose d’un climat continental embaumé de relents méditerranéens. C’est particulièrement le cas en ce mois de juillet, où les terrasses ont envahi les rues pavées.

La presqu’île, du quartier de la Confluence à la place des terreaux

La place Bellecour, au centre de la presqu’île, est prolongée par la place Antoine Poncet. Les marches situées à son extrémité permettent d’atteindre les berges du Rhône. Le clocher-tour, vestige de l’hôpital de la charité, fait jouer ses cloches pour signaler l’arrivée des 8 h. Le soleil n’eut pas besoin d’attendre plus longtemps pour inonder la place. Prenant la rue de la charité, nous marchons vers le Sud.

Place Bellecour
La sculpture « Flower Tree » de Jeong Hwa Choi

La presqu’île, de ses 4,5 km de long, va du pied de la colline de la Croix-Rousse à la pointe du confluent. Du Nord au Sud, le bâti se transforme en même temps que la réalité sociologique de ses quartiers. Au Nord, « Les Terreaux » est dynamique et attractif, et ses bâtiments dépassent fréquemment les 6 étages. Son point central, la Place des Terreaux, est encastrée dans un urbanisme dense. Cette place est bordée de l’Hôtel de ville, de l’Opéra et du Palais Saint-Pierre qui abrite le Musée des Beaux-arts. On trouve dans ce dernier un jardin dissimulant une terrasse, où il est possible de déjeuner à l’ombre des tilleuls. Au centre de la place, se trouve la fontaine Bartholdi. Celle-ci, représentant Amphitrite la déesse de la mer sur son quadrige, est une allégorie de la France et de ses 4 grands fleuves, dont le Rhône fait partie.

Place des Terreaux
Fontaine Bartholdi

Plus au Sud, nous pénétrons dans le quartier Bellecour. Ce quartier riche de style renaissance, est le cœur de Lyon depuis le 17ème siècle. Il réunit dans son « Carré d’or » une forte concentration de boutiques de luxe. Ensuite, l’Ainay est un quartier de la bourgeoisie réputé pour ses galeries d’art. Adjacente à celui-ci, se dresse la gare de Lyon-Perrache, dont la traversée permettra d’assister à une évolution du style architectural. Ainsi, au bâtiment de style médiéval et renaissance se substitue une architecture contemporaine.

Le projet Confluence

À l’origine, les quartiers du confluent – Saint-Blandine, Perrache, etc. – se distinguaient nettement des quartiers du Nord de la gare. Les voûtes de la station produisaient un isolement de la partie Sud de la Presqu’île. Ses quartiers, voués aux activités industrielles et au marché au gros, étaient d’ailleurs appelés « quartiers au-delà des voûtes ». Sa population largement ouvrière devait se réjouir d’un niveau de vie bien moindre.

Lorsqu’à l’aube du millénaire l’extrémité de la presqu’ile fut désignée comme ZAC (zone à construire), le projet Confluence fit son apparition. Il s’agissait d’un projet d’urbanisation destiné à agrandir le centre-ville. Il se traduisit par l’émergence du quartier de la Confluence et par incidence, la gentrification des quartiers Perrache et Saint-Blandine. Aujourd’hui, on y trouve le siège du Conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes, et les insolites cubes orange et vert, abritant respectivement des bureaux et le siège d’Euronews.

Mais surtout, à l’endroit où la terre n’est plus qu’une pointe entre les deux cours d’eau, se niche le magnifique musée des Confluences, dédié à l’histoire naturelle et à l’anthropologie.

Le Conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes
Le musée des Confluences

Le Vieux Lyon et la colline de la Fourvière

Nous marchons ensuite au bord des quais, à contre-courant de la Saône. De belles façades pastels, oranges et rouges, devancées par des alignements d’arbres feuillus, sont visibles sur la rive d’en face. L’azur du ciel d’été et l’émeraude de la rivière s’ajoutent à ces couleurs  et la déclinaison semble inspirer les peintres travaillant leurs aquarelles au bord de l’eau. Dominante et haute perchée, la cathédrale Notre Dame de la Fourvière contemple la ville en compagnie d’une haute tour métallique. Cette dernière semble être une lointaine cousine de la tour Eiffel parisienne.

Nous traversons le pont Bonaparte pour arriver dans le Vieux Lyon. Dans les rues de ce quartier, les flots de touristes se mélangent avec les habitants. Et pour cause, il offre un décor magnifique. On progresse dans des allées étroites et pavées, flanquées d’enseignes de restauration et de librairies anciennes. Au centre de ces rues, on débouche sur un parvis lumineux, au chevet d’une primatiale de style gothique flamboyant. En son sein, on peut trouver une superbe horloge astronomique. En plus de communiquer l’heure, elle indique le mouvement des astres depuis une époque où le géocentrisme était encore le paradigme (elle date du 14e siècle).

L’horloge astrologique de la Primatiale Saint-Jean de Lyon

Les voitures sont rares dans cette partie de la ville. On y croise pléthore de « bouchons lyonnais authentiques », dont la formule purement marketing est davantage dédiée aux touristes. En effet, pour profiter de toute l’authenticité du bouchon, il est préférable de se rendre dans d’autres coins de la ville.

Disséminées et dissimulées, les célèbres traboules sont une particularité caractéristique du quartier. Ces passages dérobés, dont la tour rose est sans doute l’exemple le plus emblématique, sont aujourd’hui davantage des sites touristiques que de vrais raccourcis, bien que ces derniers subsistent. 

La Tour Rose

En quittant le Vieux Lyon, nous entamons l’ascension des allées menant vers les hauteurs de la colline de la Fourvière. Arrivé à l’esplanade jouxtant la cathédrale, une vue éclatante sur la ville s’offre à nos yeux. On y distingue le Vieux Lyon, bordant la Saône, puis la presqu’île, où le tissu urbain est troué par les places Bellecour, des Jacobins, des Terreaux. Par-delà le Rhône, la ville s’étend à perte de vue. L’homogénéité des hauteurs est brisée par les gratte-ciels du quartier du Part-Dieu. Plus au loin, on voit le 8ème arrondissement, ainsi que les confins du 3ème et du 7ème. Le temps rayonnant permet même de contempler la banlieue lyonnaise, reconnaissable par les HLM de Villeurbanne et Vaulx-en-Velin, ainsi que ceux du quartier de Bron, devançant l’aéroport dont on devine la forme. Enfin à l’horizon, les fumées blanches des cheminées de la centrale nucléaire de Bugey sont suivies des premiers contreforts des Alpes.

Sur le parvis de la cathédrale, un autre spectacle, celui-ci sculptural, s’invite à être contemplé.  Notre-Dame de la Fourvière a en effet la façade splendidement sculptée d’une myriade de symboles liturgiques. Le spectacle se poursuit en entrant dans l’édifice. Les parois sont magnifiquement décorées. La nef, finement peinte en blanc, émeraude et argent, est ponctuée de dômes aux couleurs or et saphir. Une quantité formidable d’éléments visuels mettant en scène les protagonistes bibliques jonchent cette palette chromatique.

Non loin de la cathédrale se trouve un théâtre antique romain. Celui-ci date de l’empire, à une époque où Lyon s’appelait Lugdunum. Accueillant aujourd’hui concerts et spectacles, il est le témoin de la profondeur historique de la ville.

La capitale des Gaules

La confluence de deux cours d’eau importants fit rapidement de Lyon un point stratégique. Lugdunum fut bâtie par les Romains. Lorsque l’empereur Auguste entreprit l’invasion de la Germanie, la ville devient la capitale des Gaules. Sa position enviée sur le réseau routier en fit une base arrière idéale pour des opérations militaires. Un développement urbain important s’y développa, notamment sur la colline de la Fourvière, dont le théâtre en est un vestige.

Le déclin de l’empire romain fut concomitant à celui de Lyon. Petit à petit, le pouvoir se déplaçant vers le centre de la France, elle perdit en influence. Dès après la division de l’empire carolingien, elle devint une « ville frontière » et fut reléguée à la périphérie, position qu’elle occupera pendant la majeure partie du Moyen-âge.

Cependant, la ville connut une effervescence nouvelle à partir de 1500. Outre les évolutions politiques et culturelles, les déplacements des centres de l’économie-monde la placèrent sur la position favorable du méridien faste, entre la baltique et la méditerranée. On y vit l’apparition des foires, lieux d’échanges exempts d’impôts, idéals pour attirer les commerçants. Par le biais d’un privilège royal, Lyon pouvait en organiser quatre par an. Elle devint rapidement la première place financière d’Europe et un centre bancaire où l’on pratiquait le prêt à intérêt. La richesse de la ville permit le financement de campagnes militaires, notamment celle d’Italie entreprise par François Ier. Ce dernier, pour affaiblir économiquement la ville de Gênes, permit à Lyon le monopole sur la soie, si bien qu’elle en devint la capitale mondiale. Toutes ces raisons expliquent son essor économique et culturel, dont on peut aisément observer les résultats en arpentant le centre-ville.

La vue du Château de Pierre-Scize, de William Marlow, XVIIIe siècle

Quartier de la Croix-Rousse

Nous amorçons ensuite l’ascension d’une seconde colline, celle de la Croix-Rousse. Celle-ci est recouverte des quartiers résidentiels du 4e arrondissement. La « colline qui travaille » accueillait notamment les ouvriers tisserands, les fameux canuts et était de fait un centre de l’industrie de la soie. Le quartier connu, dans la décennie suivant 1830, une série de révoltes qui le marquèrent profondément. Dénommées par les historiens « révoltes des Canuts », elles furent parmi les premiers exemples d’insurrection ouvrière face à la violence économique de l’ère industrielle. Le caractère inédit de ces soulèvements inspira les grands penseurs de la condition sociale, de Proudhon à Karl Marx. Dès lors que la ville devint, lors de la Seconde Guerre mondiale, un des principaux foyers de la résistance, sinon le principale, Lyon put ajouter à son panel de surnom élogieux celui de Capitale de la résistance. En effet, c’est aussi là que se réunirent les principaux embranchements de la résistance intérieure française sous l’égide de Jean Moulin.

Les murs peints de la ville de Lyon

Déambuler dans Lyon permet, au hasard de la promenade, de trouver au détour d’une rue, d’une place, d’une impasse, des fresques monumentales. La ville semble vouloir, sans qu’on ait réclamé quoi que ce soit, susciter l’émerveillement et nous présentant des œuvres dont l’heureuse découverte offre une joie décuplée par l’effet de surprise.

La plus impressionnante se trouve au centre du quartier de la Croix-Rousse, face à une petite place triangulaire. La fresque des Canuts est la plus grande d’Europe. Elle permit de transformer un mur de béton gris et terne en un trompe-l’œil représentant la vie typique du coin. La peinture monumentale a été repeinte à plusieurs reprises, montrant l’évolution du visage du quartier au gré de l’Histoire. Ainsi, les personnages qui furent enfants sur la première représentation sont aujourd’hui des vieillards, alors que des voitures sont apparues, des banques, et que l’architecture a changé. La fresque en impose par sa taille. Il est un exemple de la façon d’opposer à la laideur du ciment l’émotion d’une œuvre.

Le parc de la tête d’or et le Part-Dieu

Nous descendons la colline de la croix rousse et traversons le Rhône pour pénétrer dans le parc de la tête d’or. L’entrée est barrée d’une grille en fer forgé recouverte de feuilles d’or. Il s’agit de la « porte des enfants du Rhône ». Passé le portail, l’étendue du parc de 117 hectares se présente à nous. Un lac est creusé en son centre sur lequel les habitants et les touristes s’adonnent à des sports aquatiques. À l’entrée se dresse une statue en bronze d’un faune et d’une centauresse qui s’embrassent pour nous accueillir. Le parc est bondé mais l’ambiance est paisible. Des musiciens font chanter leurs instruments et offrent une volupté détonant avec la clameur du reste de la ville. Dans une métropole, un parc est systématiquement une bénédiction.

Nous quittons ensuite l’accalmie de cet espace pour marcher vers le sud, jusqu’à atteindre le quartier d’affaires de Lyon : le Part-Dieu. Comme dans la plupart des villes européennes, c’est dans ce genre de quartier que poussent les gratte-ciels, en dépit de toute cohérence architecturale. Ils semblent participer d’un marketing urbain, d’une manière d’indiquer symboliquement à la scène mondiale que la ville est dynamique économiquement. À Lyon, la Tour Incity est la plus haute avec ses 200 mètres. La tour Part-Dieu, en forme de crayon, est quant à elle la plus emblématique de la ville.

Au pied des tours, se dessine une large fresque de Paul Bocuse, à côté des Halles à son nom. Voilà qui nous amène à un nouvel aspect incontournable de la ville.

Capitale de la gastronomie

Si Lyon est reconnue internationalement, c’est bien pour sa cuisine et son influence sur la gastronomie. Plus qu’une simple tradition, c’est un instrument de prestige, un outil de soft-power permettant d’exister sur la scène mondiale. La gastronomie est constitutive de l’identité de la ville. La cuisine lyonnaise, régionale, allie simplicité et qualité. Elle travaille les matières premières des environs : légumes et vins des côtes du Rhône, poissons des lacs savoyards, gibier des Dombes, …

Pratiquée dans une multitude de restaurants parsemant la ville, son expression la plus authentique se situe dans les célèbres bouchons. Ces derniers proposent des quantités restreintes de spécialités qui, souvent réunies en menus, vont de l’andouillette et du saucisson lentille à la quenelle de brochet et au pâté en croûte. Outre la cuisine traditionnelle, Lyon se démarque par sa créativité et son influence dans l’histoire de la gastronomie. Acteur majeur de la cuisine contemporaine, elle a connu un panel important de chefs étoilés dont le plus illustre est sans aucun doute Paul Bocuse.

Quelle place a Lyon aujourd’hui ?

On décrit parfois Lyon comme la deuxième capitale de France. Ce qualificatif accompagne la ville sur beaucoup d’aspects : capitale des gaules, de la soie, de la résistance, de la gastronomie. Il semble pourtant que ce soit principalement sur le plan culturel qu’elle rayonne. Son importance politique a varié au cours des époques. Centrale sous l’empire romain, périphérique au moyen-âge, étincelante à la renaissance. Des nos jours, le déclin d’influence de la France dans le monde, ainsi que la centralisation des pouvoirs à Paris, donnent à la ville un statut secondaire sur la scène internationale. Elle jouit cependant d’une identité forte et est aujourd’hui une des villes où la vie y est la plus appréciée. Il y demeure aussi cette impression qu’elle est un lieu de transition entre deux ambiances, un passage obligé entre un Nord et un Sud. Sans doute en grande partie fantasmée et construite culturellement, cette position s’appuie néanmoins sur des réalités géographiques. Quoi qu’il en soit, il me plaît de considérer Lyon comme la Porte du Sud.

Faire le tour d’une ville en une journée a comme corollaire obligé les maux de jambes. Il y a un bénéfice cependant, qui réside dans la jouvence que constitue le simple fait de s’assoir dans un bus… Quand le véhicule démarre, le soir tombe sur la ville. Lyon quitte progressivement l’horizon, alors que notre attelage motorisé s’attaque aux contreforts des montagnes. Au loin dans ces hauteurs, en plein cœur des Alpes, se dessine une frontière séparant la France et l’Italie. C’est par là que nous nous dirigeons en ce moment.

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